Réparer les vivants

Simon a 17 ans, une petite amie et une énergie débordante. Claire est maman de deux adolescents, elle a des problèmes de cœur et ses jours sont comptés, dans l’attente d’un don d’organe. Simon et Claire ne se sont jamais rencontrés mais il pourrait bien lui sauver la vie.

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Réparer les vivants est une adaptation du roman de Maylis de Kerangal. Le livre a intéressé de nombreux cinéastes mais l’auteure a choisi Katell Quillévéré, réalisatrice de Un Poison Violent & de Suzanne. La cinéaste s’offre un casting luxueux avec Anne Dorval, Tahar Rahim, Emmanuelle Seigner, Monia Chokri

Multitudes de destins croisés, le film débute entre terre et mer, puis mer et ciel, choix peut-être annonciateur des événements à venir. Trois jeunes adolescents se retrouvent au beau milieu de la nuit pour surfer au petit matin, splendide immersion sous-marine, au monochrome bleu fascinant précédent l’accident. S’ensuit une chaîne de portraits, du jeune garçon victime d’une mort cérébrale à ses proches et tous les professionnels liés à sa situation. Si les premières séquences étaient des moments de déconnexions, la réalité nous rattrape très vite, brutale, parfois cruelle : elle confronte le désarroi des parents face aux médecins et infirmiers et à leur combat quotidien : sauver des vies. Par ces professionnels, on bascule vers de nouveaux personnages dont Claire interprétée par Anne Dorval, qui a une maladie du cœur incurable et qui pourrait survivre avec un don d’organe. Le jeu d’Anne Dorval est d’une justesse rare, affaiblie, elle puise sa force dans sa relation avec ses fils et son amante.

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Mosaïque de portraits, Réparer les vivants est une chaîne d’individus que la science mais aussi l’amour va tenter de rassembler. Le travail du chef-opérateur Tom Harari est très beau, immortalisant certaines scènes au casting brillant. Quelques longueurs aux premiers abords gênantes mais qui très vite justifient les propos du film bercés par les compositions d’Alexandre Desplat. La richesse du film tient pour la richesse de ses seconds rôles mis en avant, peut-être trop nombreux pour que l’on s’attache à eux mais aussi pour sa proximité avec la réalité, notamment dans les séquences de transplantations.

Bande annonce

Réalisé par : Katell Quillévéré – avec Anne Dorval, Emmanuelle Seigner, Tahar Rahim…

Date de sortie : 1er novembre 2016

France – 1h43

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