Plaire, Aimer et Courir Vite

« 1990. Arthur a vingt ans et il est étudiant à Rennes. Sa vie bascule le jour où il rencontre Jacques, un écrivain qui habite à Paris avec son jeune fils. Le temps d’un été, Arthur et Jacques vont se plaire et s’aimer. Mais cet amour, Jacques sait qu’il faut le vivre vite. »

PlaireAimer1Plaire, Aimer et Courir Vite, le nouveau film de Christophe Honoré, deux ans après « Les Malheurs de Sophie » est en compétition au 71ème festival de Cannes. Le film a été très bien reçu et figure parmi les favoris.

Dans les années 90, Arthur, jeune étudiant nantais et Jacques, écrivain parisien, se rencontrent. L’un d’eux rêve d’une histoire d’amour décomplexée, l’autre compte ses derniers jours à vivre.

Un an après « 120 Battements par Minute », le film se risque à une comparaison certaine. Même si l’approche est très différente, le sida reste central, dévastateur. Pourtant, Christophe Honoré ne semble avoir rien à raconter, ni à montrer. Éternel nostalgique, lui-même ancien étudiant breton et actuellement père et homosexuel, le film est totalement décousu, peut-être par un trop plein d’informations. Dans la volonté de vouloir distinguer le quotidien d’Arthur à celui de Jacques, le film s’étire, enchaîne les plans et les séquences anecdotiques et perd tout intérêt, s’attardant sur des personnages secondaires inintéressants. Évoluant dans une mise en scène grotesque, tous les décors semblent clignoter « Regardez, n’oubliez-pas que nous sommes dans les années 80 ! » par ses cabines téléphoniques ou encore les affiches de « La Leçon de Piano » ou de « Orlando», appuyés par des inserts n’apportant rien, comme les couvertures de livres « surmontrées », similaire à un film amateur ayant comme démarche d’insérer un maximum de références.

S’ajoute des dialogues parfois un peu trop pompeux, trop théâtral pour convaincre. Néanmoins, les performances de Vincent Lacoste et de Pierre Deladonchamps sont d’une énorme justesse. Si Vincent Lacoste étonne en nous présentant un jeu différent, Pierre Deladonchamps est hypnotisant, débordant de charme et de bienveillance, il mériterait amplement le prix d’interprétation masculine.

 14741565_1489113397772589_1843416108_n 14741565_1489113397772589_1843416108_n 14804914_1489113391105923_62631270_n 14793695_1489113394439256_77679718_n 14793695_1489113394439256_77679718_n

Beaucoup trop long et anecdotique, Plaire, Aimer et Courir Vite se perd dans un montage qui manque de subtilité pour émouvoir. Rappelons cependant les propos honteux du cinéaste, qui justifie peut-être tous les creux de sa filmographie : « Personnellement, en tant que cinéaste, je ne pense pas du tout que le cinéma doit dénoncer quoi que ce soit. »

Bande annonce

Réalisé par : Christophe Honoré – avec Pierre Deladonchamps, Vincent Lacoste, Denis Podalydès

Date de sortie : 9 mai 2018

France – 2h12

Une réflexion sur “Plaire, Aimer et Courir Vite

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s