Under the silver lake

« À Los Angeles, Sam, 33 ans, sans emploi, rêve de célébrité. Lorsque Sarah, une jeune et énigmatique voisine, se volatilise brusquement, Sam se lance à sa recherche et entreprend alors une enquête obsessionnelle surréaliste à travers la ville. Elle le fera plonger jusque dans les profondeurs les plus ténébreuses de la Cité des Anges, où il devra élucider disparitions et meurtres mystérieux sur fond de scandales et de conspirations. »

Underthesilverlake2

Présenté en compétition officielle au Festival de Cannes, David Robert Mitchell est de retour quatre ans après It Follows, qui était présenté à la Semaine Internationale de la Critique 2014.

Après le chef-d’oeuvre It Follows, l’attente était énorme pour ce nouveau film, au casting parfait pour en faire rêver plus d’un : Andrew Garfield (Silence, Tu ne Tueras Point, The Amazing Spiderman…) et Riley Keough (It Comes at Night, Mad Max : Fury Road, American Honey…) dans les rôles principaux. Grosse déception en vue.

A peine le film commencé, David Robert Mitchell annonce la couleur : une ambiance à la fois mystérieuse et totalement décalée, entre le burlesque et le trash. On y découvre un Andrew Garfield laxiste, évoluant dans une crasse innommable, incapable de payer son loyer. Son personnage peine à être attachant, statique, voir repoussant. Outre une photographie détonante et un éclairage remarquable, la musique omniprésente accompagnée de zoom créée une tension énorme… alors qu’il ne se passe absolument rien. Presque 2h20 de saturation sonore où l’on attend que quelque chose se passe, en vain. Les dialogues tentent de s’inscrire dans un humour décalé mais ne dépassent jamais la frontière du malaise. A l’intrigue mystique, nos questions se multiplient mais ne trouvent jamais de réponses, pas même à la fin du film. Les séquences se succèdent, sans lien entre elles, l’incohérence est totale et Under the Silver Lake se transforme en quelque chose d’immonde, presque insurmontable, enchaînant inlassablement les références à la pop culture, vulgairement entassées les unes sur les autres.

14741565_1489113397772589_1843416108_n 14793695_1489113394439256_77679718_n 14793695_1489113394439256_77679718_n 14793695_1489113394439256_77679718_n 14793695_1489113394439256_77679718_n

Roi de la suggestion et de la subtilité dans It Follows, David Robert Mitchell présente ici tout son contraire, délire abject sous acide dont le spectateur ne semble pas être convié.

Bande annonce

Réalisé par : David Robert Mitchell – avec Andrew Garfield, Riley Keough, Topher Grace…

Date de sortie : 8 août 2018

Etats-Unis – 2h19

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s