Le Poirier sauvage

« Passionné de littérature, Sinan a toujours voulu être écrivain. De retour dans son village natal d’Anatolie, il met toute son énergie à trouver l’argent nécessaire pour être publié, mais les dettes de son père finissent par le rattraper… »

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Clôturant la sélection officielle du festival de Cannes, Le Poirier Sauvage a assommé nombreux de festivaliers, tant pour sa position de dernier film que ses 3h08, interminables.

Souvenez-vous, c’était en 2014 : face à Mommy, Les Nouveaux Sauvages, Sils Maria ou encore Timbuktu, nous avons assisté à la Palme d’Or la plus inimaginable, attribuée à Winter Sleep. Le réalisateur Nuri Belge Ceylan est abonné au festival, à tel point que ses films semblent sélectionnés sans être vus. Avec Le Poirier Sauvage, le festival de Cannes prouve une nouvelle supercherie et remet en cause sa réputation, en baisse.

C’est avec beaucoup de craintes que nous nous sommes installés dans le grand Théâtre Lumière pour cette dernière projection. L’envie de donner une seconde chance au réalisateur était pourtant là et les premières minutes du film auraient pu convaincre : une image qui parle d’elle-même, sans dialogues redondants, les rayons de soleil entre les feuilles des arbres, le vent qui se glisse dans les cheveux longs d’un personnage féminin, de doux moments intimes… Jusqu’à ce que toute forme de subtilité disparaisse, laissant place à des dialogues omniprésents mettant en scène un personnage principal antipathique. Tous les éléments semblent se perdre : le scénario en devient inexistant, la relation que Sinan entretient avec les autres personnages n’a plus aucun sens, la photographie aux abords un peu trop « carte postale » en devient indigérable, tandis que quelques plans semblent avoir été filmés avec un téléphone portable tant ils sont laids.

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Interminable, creux, détestable, tout est présent pour nous rappeler qu’il s’agit d’un film de Nuri Bilge Ceylan et que l’on perd son temps : environ la moitié des spectateurs ont quitté la salle avant la fin… Un film idéal pour les gens du 3ème âge (voir 4ème), pour une bonne sieste, un sacrifice à faire pour profiter longuement de la clim.

Bande annonce

Réalisé par : Nuri Bilge Ceylan – avec Doğu Demirkol, Murat Cemcir, Bennu Yıldırımlar…

Date de sortie : 8 août 2018

Turquie – France – Allemagne – Bulgarie – 3h08

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