First Man

©Universal Pictures International France
« Pilote jugé « un peu distrait » par ses supérieurs en 1961, Neil Armstrong sera, le 21 juillet 1969, le premier homme à marcher sur la lune. Durant huit ans, il subit un entraînement de plus en plus difficile, assumant courageusement tous les risques d’un voyage vers l’inconnu total. Meurtri par des épreuves personnelles qui laissent des traces indélébiles, Armstrong tente d’être un mari aimant auprès d’une femme qui l’avait épousé en espérant une vie normale. »

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©Universal Pictures International France

Après l’acclamé La La Land, Damien Chazelle nous revient, deux ans plus tard, avec First Man, le premier film qu’il réalise sans l’avoir écrit.

Initialement destiné à être réalisé par Clint Eastwood, Chazelle impose sa signature et joue les cartes de la poésie dramatique et du récit grandiose à échelle humaine. Et quelles cartes. Il signe alors un biopic grandement incarné, dont les cadres montrent l’homme avant la légende ; une légende quant à elle absente, supposée, éclipsée. Un récit biographique alors beaucoup plus délicat qu’on ne pouvait l’attendre, orchestré dans une photographie remarquable, et qui semble s’efforcer de respecter la réalité humaine des événements, comme dictée par James R. Hansen – d’ailleurs co-producteur sur ce film. L’attention aux détails confère au film une qualité intimiste, une considération jusque là jamais accordée à Neil Armstrong au cinéma. Dans son rôle, un Ryan Gosling plus dur que jamais, qui fait transparaître une intériorité infinie, et dont la complexe psychologie se devine. En effet First Man n’est pas un film doué d’un sens et d’évidences prémâchés, mais plutôt de mille non-dits assumés : une face cachée qui donne à l’oeuvre tout son charme. Claire Foy sait elle aussi briller, ici dans le malheur de son personnage : un dommage collatéral de la vie d’Armstrong, dont le dévouement professionnel a servi son pays avant sa famille.

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C’est en somme un gracieux tableau qui nous est dévoilé, si ce n’est un gracieux portrait, qui sait déconstruire le mythe grâce à la prévalence de protagonistes forts de leur fragilité. Ainsi, Damien Chazelle entreprend une biographie qui dit tout, en prenant le soin de ne pas tout dire, et qui rend au 21 juillet 1969 la grandeur, et à Armstrong, l’honneur.

Bande annonce

Réalisé par : Damien Chazelle – avec Ryan Gosling, Claire Foy, Jason Clarke, Kyle Chandler, Corey Stoll…

Date de sortie : 17 octobre 2018

Etats-Unis – 2h22

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