Wildlife – Une saison ardente

©ARPSélection
« Dans les années 60, Joe, un adolescent de 14 ans, assiste impuissant à la lente dégradation des rapports entre son père et sa mère. »

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Il semblerait que Paul Dano soit de ceux qui font leur preuve devant comme derrière la caméra. Après avoir passé tant d’années à regarder, observer, comprendre le cinéma et comment il se faisait, il s’est mis à en rêver ; rêver de réaliser un film à son tour. Et c’est avec une adaptation littéraire qu’il passe le pas : Une Saison Ardente, de Richard Ford, dont le sujet le touche, jusqu’à devenir une évidence. Il s’avère d’ailleurs que l’idée l’ait choisi, plus que le contraire, comme il l’exprime lui-même.

Un point de départ simple mais estimé donc, qui résulte en une petite pépite authentique, personnelle, brillante. Après tant d’autres mais à sa manière, il nous dépeint son Amérique, son average class, son cinéma : quelque chose de beau et de sensible, et qui sait mettre en scène ce qu’il y a de plus simple, avec une grande profondeur. Situé dans le Montana, le récit fait défiler les petites et grandes complications de la vie d’une famille qui ne peut s’offrir le luxe des années soixante aux États-Unis. Mais Wildlife est évidemment plus que ça, quand il est le récit initiatique adolescent du fils, qui tente de se comprendre et de se trouver au milieu des instabilités parentales du foyer. Plus qu’être un beau tableau, le film est un poème dramatique de la modeste vie. Les trois acteurs principaux (la brillante Carey Mulligan, l’inégalable Jake Gyllenhaal et le talentueux Ed Oxenbould) mènent le film de front, le tiennent, et en font une perle de réalisme tant leurs performances sont justes. La photographie de Diego Garcia, impeccable, participe aussi de cette poésie visuelle qu’on contemple et qu’on admire. L’aura naturelle des paysages américains sait quant à elle nous rendre contemplatifs, servant aisément ce scénario blindé de sincérité.

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Alors merci, et bravo, Paul Dano, d’avoir sculpté cette œuvre qui, un demi-siècle après la réalité de sa diégèse, nous assourdit de son écho contemporain.

Réalisé par : Paul Dano – avec Carey Mulligan, Jake Gyllenhaal, Ed Oxenbould

Date de sortie : 19 décembre 2018

Etats-Unis – 1h45

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