Cannes 2019 – On y était ! Nos notes.

Merci Éloïse pour cette belle photo ! ♥
Merci Éloïse, Maud et Bryan pour leurs contributions.

Armés de nos crèmes solaire (et de nos parapluies), Éloïse, Maud et moi même avons couvert la première semaine de Cannes en essayant de diversifier nos visionnages : Sélection Officielle, Un Certain Regard, Semaine de la Critique, Hors Compétition, mais aussi série et court-métrage… Avec 3 à 4 séances par jour, on se voit très vite absorbé par le rythme cannois et à peine un film vu, on fonce vers une autre séance parce que « apparemment c’est sûr c’est lui la Palme d’Or c’est le grand favori !». On ne sait plus trop où donner de la tête, alors parfois c’est un casting ou un réalisateur qui nous tente plus qu’un autre mais de temps en temps, on se laisse guider par la sélection et l’on rentre à l’aveugle dans une salle sans absolument rien connaître du film… Pour peut-être tomber sur une pépite, ou alors un film horriblement long et dénudé de sens qui ne sortira probablement jamais en salles.
Nous, on est plutôt heureux des films vus pour cette première semaine, le quota « très bonne surprise » semble avoir été respecté, quelques ratés malgré tout mais c’est aussi ça l’expérience d’un festival de cinéma : la diversité, les bonnes découvertes comme les déceptions et un large éventail d’émotions qui ravive notre âme de cinéphile.

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SÉLECTION OFFICIELLE

Parasite, Joon Ho Bong – Palme d’Or
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E. Une oeuvre qui regroupe tant de qualités, à la fois sur le plan scénaristique, mais aussi actoriel, et photographique,… c’est une Palme grandement méritée.
F. L’intelligence de Bong Joon Ho à son paroxysme : cynique, audacieux et surtout très personnel. Une palme qui a le mérite d’embrasser un cinéma moderne et tumultueux.

– Atlantique, Mati Diop – Grand Prix
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Beaucoup trop fragile et anecdotique, Atlantique essaye vainement de capter notre attention sur du réalisme social par le biais du fantastique mais manque d’entrain et de passion pour convaincre.

Le jeune Ahmed, Luc & Jean Pierre Dardenne – Prix de la mise en scène
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Les frères Dardenne portent l’histoire d’un jeune : Ahmed, qui se radicalise de plus en plus en suivant les préceptes peu recommandables de l’imam de la mosquée de son quartier, jusqu’à tenter de commettre l’irréparable. Un film d’un réalisme total, qui confirme l’attrait des Dardenne pour les histoires sociales. Efficace, révélateur et très bien mené, ce film se regarde comme un témoin de notre époque, sans jugement. Tout est très bien maîtrisé et ils réalisent un film d’une justesse totale, pas grand chose à redire puisqu’on a la sensation que l’on suit la réalité, que la caméra nous emporte avec Ahmed pour de vrai dans son parcours. Le film est donc, dans son genre, une totale réussite !

– Les Misérables, Ladj Ly – Prix du jury ex-æquo
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E. Tempête émotionnelle et vent de sincérité sur Les Misérables, chronique sur la misère du monde de l’autre côté du périphérique. L’absence de parti pris cause une douleur viscérale, qui l’eût cru ? Ladj Ly l’a fait.
F. La maîtrise de l’image, de la caméra et du montage sont très appréciable dans un film qui ne fait jamais avancer le schmilblick : une énième vision de la banlieue, ses habitants, sa crise et la corruption des autorités.

– Bacurau, Kleber Mendonça Filho – Prix du jury ex-æquo
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Film de genre et film social ne font pas bon ménage : l’absurde ne suffit pas à sauver un scénario désordonné qui repose trop sur son final, malgré une mise en scène brillante qui mettra tout le monde d’accord.

– Douleur et Gloire, Pedro Almodóvar – Prix d’interprétation masculine
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F. Film presque testament, Almodóvar réalise l’une de ses plus belles œuvres, où chaque plan est minutieusement construit et trouve sa place dans ce récit si personnel et dévastateur. L’amour avant tout.
E. L’humble Almodóvar dépeint ses douleurs colorées et ses peines lumineuses. Dolor y gloria est un tableau du soi, et du 7e Art. Un tableau tout court.
B. Almodóvar signe tout d’abord un grand film. Un film de cinéma pour lequel on ne peut que crier au Génie de par sa maîtrise du récit, de la mise en scène et de la direction d’acteurs… Almodóvar fait du Almodóvar mais cette fois à un autre niveau ! Almodóvar se raconte comme jamais il ne l’a fait auparavant à travers son personnage miroir qu’Antonio Banderas porte avec brio ! Subtil, touchant, personnel, le cinéma est aussi un art de la confidence pour les grands réalisateurs et on est toujours content en tant que spectateur d’arriver devant LE film le plus personnel de la carrière de ces derniers. Almodóvar signe un film puissant, beau et qui restera en mémoire !

– It Must Be Heaven, Elia Suleiman – Mention spéciale
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Décalé mais léger. Drôle mais piquant. Suleiman a ce jeu de mime innocent qui amuse et cette mise en scène qui séduit l’œil. Un regard contemporain, un discours subliminal : une politique dont on se délecte volontiers.

– The Dead Don’t Die, Jim Jarmusch – Film d’ouverture
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E. Le Jarmusch cru 2019 c’est un gros casting et un humour bien écrit. On apprécie, on passe un bon moment, et on passe à autre chose.
F. Long moment de gêne qui ne semble jamais s’arrêter, Jarmusch réalise son délire de zombies avec sa bande de potes mais semble oublier son spectateur.

– Sorry We Missed You, Ken Loach 
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E. Indétrônable Ken Loach dont l’humanité transperce. Un récit social-réaliste « de plus », mais qui ne perd pas en force ni en pertinence. Le triomphe d’un discours politique qui a fait la grandeur de sa filmographie.
F. A nouveau, Ken Loach nous bouleverse pour son talent incontestable de mettre en scène les horreurs de notre société pour la dénoncer à son état brut, sans artifices.

– Sibyl, Justine Triet 
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E. Un beau récit sur l’inter-dépendance humaine, les drames psychologiques, l’individu dans la marée émotionnelle du quotidien. Justine Triet signe ce roman visuel, plein d’échos immédiats, de chemins de vie entremêlés. Des moments vécus pleinement, et un casting sincèrement vivant : remarquable !
F. Portrait intelligent d’une jeune femme troublée, où le plaisir charnel dépasse la raison. Virginie Efira sublime.

HORS SÉLECTION / SÉANCE SPÉCIALE

Too Old To Die Young, North of Hollywood + West of Hell, Nicolas Winding Refn 
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On sent le Refn à plein nez, c’est beau, lent et contemplatif. Des épisodes posés là sans pilote ni genèse, mais de quoi rester bouche bée. Le mystère fascine, la lumière émerveille. Une série à la hauteur du grand écran, du Festival, du cinéma.

– Rocketman, Dexter Fletcher 
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Une présence sur la Croisette un peu par défaut, mais une douce mélodie dans les cœurs en ressortant du Théâtre Lumière. Un prenant récit sur l’homme brisé, une parole encourageante sur la persévérance. Elton John a plus marqué l’histoire du Monde que ce film c’est certain, mais les paillettes n’ont jamais fait de mal à personne.

UN CERTAIN REGARD

– Une grande fille, Kantemir Balagov
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Une maturité frappante pour un jeune réalisateur qui a une grande carrière devant lui. Animer des personnages si peu communs avec tant de passion et d’amour, enveloppés dans une mise en scène et une photographie saisissantes, un vrai coup de cœur.

– Papicha, Mounia Meddour Gens
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Un film forcément osé qui secoue énormément pour ce qu’il dénonce mais aussi pour ce casting électrique. Il est dommage d’assister à une deuxième moitié de film beaucoup plus grossière dans son approche dramatique, malgré un résultat percutant.

– Port Authority, Danielle Lessovitz
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Tous les ingrédients sont pourtant réunis pour faire exister un film indépendant américain sensible et beau, mais les raccourcis scénaristiques et la vacuité du personnage principal trahissent un premier long-métrage fragile.

– Chambre 212, Christophe Honoré
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– Jeanne, Bruno Dumont
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– Adam, Maryam Touzani
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QUINZAINE DES RÉALISATEURS

– Zombi Child, Bertrand Bonello
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– Yves, Benoît Forgeard 
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Un ton décalé propre à Forgeard, certes, mais Yves est le vivier d’une vulgarité injustifiée et un terrain de représentation des genres qui fait de la peine. Plus dérangeant que poilant.

– The Straggering Girl, Luca Guadagnino
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La beauté considérable des costumes ne suffit pas à sauver le scénario très pauvre d’une bourge écrivant son autobiographie. Sans saveur.

– The Lighthouse, Robert Eggers
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– Une fille facile, Rebecca Zlotowski
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– Dogs don’t wear pants, Jukka-Pekka Valkeapää
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– The Orphenage, Shahrbanoo Sadat
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Festival de Cannes 2019 Semaine de la critique Felix Maritaud.png

SEMAINE DE LA CRITIQUE

– J’ai perdu mon corps, Jérémy Clapin
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– Les Héros ne Meurent Jamais, Aude Léa Rapin (hors sélection)
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L’improvisation ne fonctionne pas tout au long du film mais Aude Léa Rapin offre quelques moments de grâce, porté par le duo Adèle Haenel / Jonathan Couzinié. Léger et rigolo.

– Abou Leila, Amin Sidi-Boumédiène
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– Nuestras Madres, César Díaz
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