Godzilla 2 – Roi des monstres

©Warner Bros. France

Depuis 2014 et la destruction de San Francisco dans le combat entre Godzilla et les MUTOS, l’organisme gouvernemental Monarch garde un œil sur le Lézard radioactif et  ses congénères gargantuesques. Alors que le pacifique Godzilla était la seule créature éveillée, un groupe d’écoterroristes va utiliser les recherches de Monarch pour sortir d’hibernation tous ces congénères et lâcher l’apocalypse sur Terre. Encore une fois, c’est à Godzilla de venir réparer les bêtises des hommes et de prouver qu’il est le roi des monstres.

Aussi connu comme : « Godzilla est un gentil, l’hydre à trois têtes est très très méchante et les scientifiques américains sont très très cons. »

Godzilla 2 - Roi des Monstres combat
©WARNER BROS. ENTERTAINMENT INC. AND LEGENDARY PICTURES PRODUCTIONS, LLC

Après de très corrects remake de Godzilla (Godzilla, 2014) et de King Kong (Kong : Skull Island, 2017), la Warner tente de faire prospérer son « Monsterverse » avec un opus de transition aux allures nanardesques. Le premier défaut de ce Godzilla II : King Of Monsters réside certainement dans l’écriture de ces personnages. Comme toujours, les affrontements de ces créatures titanesques (officiellement qualifiées de Titans dans ce film d’ailleurs) nous sont présentés à travers le regard d’humains dont le sort est censé nous soucier. Or, à l’exception notable du Dr Serizawa et de la petite Madisson, le film est porté par une bande de personnages aussi stupides qu’antipathiques, semblant davantage préoccupés par leurs chamailleries d’enfants que par le sort de leur espèce. On peut parler, à titre d’exemple, de ce scientifique spécialisé dans le monde animal, qui glousse à la simple idée de parler de reproduction et préfère éviter le terme, ce que l’on est censé trouver désopilant…

Tant qu’à parler comédie, l’on retrouve bien sûr cet humour lourd qui jonche les blockbusters actuels, le film étant, au final, infiniment plus comique lorsqu’il tente de se prendre au sérieux que lorsqu’il essaye concrètement de nous faire rire. L’on semble si désespéré de vous arracher un sourire que l’on va recycler à plusieurs reprises les mêmes procédés comiques, pourtant déjà extrêmement poussifs et clichés à la base, comme le fait d’avoir un plan court sur un personnage qui lâche un petit « Oh shit » en voyant qu’un monstre va l’attaquer. Encore une fois, hilarant… Comme cela a déjà été vu par le passé, Warner Bros. semble vouloir reproduire le ton des grosses productions Disney sans avoir préalablement acquis leur savoir-faire en la matière, ce qui tourne vite à la caricature. Dommage quand on a vu ce qu’il pouvait proposer avec un Détective Pikachu qui savait quand être drôle et quand s’abstenir. Si nous étions mesquins, nous en profiterions pour pointer du doigt la volonté de Warner de lancer un nouvel Univers partagé alors qu’ils ne savent pas où ils vont avec celui qu’ils ont déjà sur les bras, l’Univers étendu DC…

Mais justement non, revenons-en au film et tentons de juger ce film pour ce qu’il est. S’il aurait certes été possible d’en attendre plus du point de vue de l’intrigue, de l’humour ou de l’écriture de nos scientifiques du dimanche, l’on doit se confronter à l’idée que ce n’est pas pour cela que nous avions acheté notre ticket, mais bien pour voir de grosses bêtes en CGI détruire de grandes villes américaines dans des plans époustouflants. Et pourtant, même sur ce point, le film déçoit et semble en-deçà de son prédécesseur de 2014, les affrontements tournant plus souvent au risible qu’au grandiose et laissant entrevoir ce qu’aurait pu donner une mauvaise adaptation de Pokémon.

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Je finirai en affirmant, dans le plus grand sérieux, que le générique de fin est plus intéressant que le reste du film, nous apprenant notamment que les excréments de Titans pourraient être une nouvelle source d’énergie (ce qui résume bien le ton du film à mon avis, et combien ce dernier ne se prend  pas au sérieux…). Il nous révèle surtout ce que l’on craignait depuis le début, à savoir que ce nouveau film ne sert qu’à mettre en place les éléments en place pour un autre, bien plus intéressant, prévu pour sortir dans quelques mois à peine et dont je ne spoilerai pas la postulat de départ pour ceux qui ne l’auraient pas encore deviné. Je réserverai donc le film aux amateurs de nanards catastrophes, ce qui ne constitue bien sûr qu’un avis personnel mais sur lequel je pense être rejoint par les différentes personnes que j’ai vu sortir de la salle sans jamais y revenir (j’ai arrêté de compter à 6…).

Réalisé par : Michael Dougherty – avec Kyle Chandler, Vera Farmiga, Millie Bobby Brown…

Date de sortie : 29 mai 2019

Etats-Unis – 2h12

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