Champs-Élysées Film Festival / Huitième édition

Merci au Club 300 d’Allociné pour leur invitation, merci Estelle !
Du 18 au 25 juin aura lieu le Champs-Élysées Film Festival, qui célèbre déjà ses 8 ans ! Au programme, des avant-premières, des courts-métrages, des longs-métrages indépendants français et américains, des jurys très chics, une programmation musicale de tonnerre et des invités d’honneur iconiques ! Tout ça dans une ambiance très cool, basket / tapis rouge. Pour l’occasion, le Club 300 d’Allociné m’invite à couvrir le festival : une superbe occasion de vous raconter ce que j’ai vu, aimé ou pas trop aimé et de vous encourager à venir fêter le cinéma indépendant dans ce chouette festival ! Chaque jour, je vais tenter de mettre à jour cette page pour en faire un journal de bord. En espérant vous y croiser !

Clique ici pour découvrir la programmation jour par jour !

Marylin Monroe.pngJOUR 1

C’est entre 3 cinémas qu’il faut choisir ses séances : le Balzac, le Publicis ou le Lincoln, tous situés sur les Champs-Élysées. Au programme, une première partie des courts-métrages en compétition, la projection de Section 99 en hommage à S. Craig Zahler, des longs-métrages en compétition mais aussi les deux premiers épisodes de la S3 de Twin Peaks… Tout ça en une seule soirée, avec pour finir un showcase de Silly Boy Blue sur le rooftop pour les plus VIP.
J’ai opté pour les courts-métrages indépendants français !

4 courts-métrages présentés dans ce programme, dont 3 très bankable, avec Arnaud Valois (juré l’année précédente), Luana Bajrami (récemment dans le très beau L’Heure de la sortie de Sébastien Marnier) ainsi que Coralie Russier filmée par Clémence Poésy dans le cadre des Talents Adami. Le premier, Le Ciel est Clair, aborde la question du deuil à travers un soldat parachutiste : une mise en scène qui fonce dans un ramassis de clichés difficiles à supporter, un personnage trop mature pour être compris par ses proches, des visions fantomatiques de son ami décédé, la réalisatrice Marie-Rosselet-Ruiz échoue son film de la Fémis et piétine toute forme de subtilité, tant par des dialogues répétitifs qu’une mise en scène « bourrine ».
S’enchaîne Après la nuit de Valentin Plisson et Maxime Roux, qui capture le temps d’une nuit la fugue d’une adolescente promise à un centre de détention. Quelques jolis plans, des personnages filmés avec grâce mais ce court manque de peps, d’audace pour se différencier des autres histoires de fugue d’adolescents mal dans leur peau qui font du stop.
La bonne surprise arrive enfin : Les Rois des démons du vent. Un titre un peu spécial qui interroge et qui laisse très vite place au charisme de ses deux actrices, Chloé Astor et Coralie Russier. Clémence Poésy sait diriger ses acteurs et créée un très beau lien entre ces deux femmes, avec légèreté, amour et maturité. Mon coup de cœur, il a mon vote !
Enfin, un film un peu OVNI, presque troublant : Djo. Beaucoup d’incompréhensions autour de se film qui se veut sans doute très marginal mais peine à toucher pour son manque d’authenticité.

Marylin Monroe oiseau fleur.png
JOUR 2

Jeudi était marqué par une Masterclass très attendue : celle de Kyle Maclachlan, animée par la journaliste Charlotte Blum.

Un événement qui a attiré de très nombreux curieux et fans.
Avant ça, j’ai souhaité voir la deuxième partie des courts-métrages indépendants français : Aloïse Sauvage (en showcase pour l’édition précédente) dans La Route du Sel de Matthieu Vigneau confirme ses talents d’actrice, dommage que ce court-métrage se perdre dans une double narration qui n’apporte pas grand chose à l’intrigue. Prometteur pour la suite !
Je sors acheter des cigarettes de Osman Cerfon : mon préféré de toute la sélection, coup de cœur de cette deuxième partie ! C’est drôle, frais, original, subtil, les dessins donnent un ton très séduisant et représente très bien la mentalité de ces deux adolescents. A voir absolument ! Evidemment, il a eu mon vote.
La Ducasse de Margaux Elouagari et Ông Ngoai (Grand-père) de Maximilian Badier Rosenthal pourraient se résumer en un seul mot : anecdotique. Le premier, des pré-ados au summum de l’imbécillité dans une fête foraine (= ducasse), l’on comprend le désir de filmer une jeunesse en plein émoi dans un cadre si coloré, mais il ne propose aucun enjeu, enchaînant des situations insignifiantes. Pour le second, la relation entre un grand-père et son petit fils,  certes touchante mais qui très vite s’essouffle.

Pour la dernière projection du jour, j’opte pour Bone Tomahawk de S. Craig Zahler : j’entends dire que sa filmographie est dingue et que tous les avis critiques sont unanimes pour le nommer comme un dieu du cinéma. Sans rien lire sur le film, je prends mon ticket pour me laisser surprendre… Et j’en ressors totalement retourné. Mais quel film ! Moi qui adore l’horreur, j’ai été servi ! Le genre du western ne figure pas dans mes favoris et pourtant, S. Craig Zahler a bouleversé mes attentes. Un casting super sexy avec Kurt Russel, Richard Jenkins, Matthew Fox (quel dommage de ne pas le voir plus souvent au cinéma), Lili Simmons ou encore Patrick Wilson dans une dimension tellement trash et brute, une mise en scène incroyable et une dernière demi-heure totalement inouïe, qui devient peut-être même la séquence la plus trash et douloureuse que j’ai pu voir. Ce qui est sûr, c’est que cette découverte va chambouler mon programme : je dois voir ses autres films !
Histoire de faire passer un peu toutes ces émotions et de retrouver mes esprits, j’ai pu profiter d’un petit verre sur le rooftop du Publicis avec le showcase de Adam Naas, énormément de bonne énergie, c’était super.

Marylin Monroe3JOUR 3

Encore une très jolie programmation pour ce 3eme jour de festival ! L’avant-première du film de James Franco, The Pretenders ainsi que la masterclass de Christopher Walken qui était pleine à craquer. Le petit (grand !) + qui fait tout le charme de ce festival : la projection de Leave no trace, l’un des meilleurs films de 2018, en présence de Debra Granik qui a elle aussi droit à sa masterclass.
Pour célébrer la fête de la musique, le rooftop a accueilli Hervé ainsi que Petit fantôme, grosse ambiance !

Marylin Monroe4JOUR 4

J’ai longuement hésité à suivre la masterclass de Debra Granik mais finalement, je me suis rendu compte que je n’avais pas encore vu de film en compétition : mon choix s’est donc tourné vers le documentaire américain Pahokee réalisé par Ivete Lucas et Patrick Bresnan.

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Beaucoup de belles émotions sont capturées pour être au plus près de ces 4 jeunes lycéens en pleine transition vers leur futur après le lycée. Dommage qu’il soit un peu répétitif, il y a facilement 30 minutes de trop… Sur le rooftop, j’ai pu découvrir une artiste que je ne connaissais pas mais qui nous a tous fait danser : Irène Drésel !

Marylon monroe cheveux.pngJOUR 5


Cinquième jour de festival, je débute ma journée avec la masterclass de David Lowery : j’ai seulement vu A Ghost Story, qui est selon moi un des films les plus marquants de 2017 et sans aucun doute une référence pour notre décennie. Animée par Aurélien Allin, co-créateur et rédacteur en chef adoint de Cinemateaser, j’ai été marqué par leurs échanges concernant la spontanéité qu’il aime amener sur ses tournages, aux dépends des fiches de travail : des « improvisations » qu’il a appris à organiser pour respecter le calendrier de tournage. Cela m’a donné très envie de découvrir le reste de sa filmographie, notamment Les Amants du Texas ainsi que Peter et Elliott le Dragon

Je file profiter quelques minutes du showcase de Claire Laffut, une chanteuse dont j’apprécie beaucoup son énergie et que je suis déjà depuis quelques temps avant de foncer à l’avant-première de The Old Man and the Gun avec Robert Redford en tête d’affiche. Je n’aime pas vraiment Casey Affleck, mais le duo Redford / Spacek est vraiment adorable et très attachant. Les dialogues sont succulents et l’on s’attache très vite à ces personnages plein de charme. C’est un film très lent qui mérite d’être apprécié mais la musique et le montage rendent parfois l’intrigue très soporifique… Un style qui se rapproche beaucoup de Woody Allen. Pour bien rentabiliser mon week-end, j’enchaîne avec un nouveau film américain en compétition : Saint Frances. Un premier long qui a ses défauts et quelques faiblesses mais qui apporte un peu de fraîcheur pour son point de vu très féministe, parfois un peu trop moralisateur. La scénariste interprète le rôle principal avec réussite, à voir si les jurés / le public lui attribueront un prix…

Marylin Monroe regard yeux bleus.pngJOUR 6

Avant-dernier jour de festival, la fin approche… Beaucoup de films m’attirent, il est très difficile de choisir, mais une de mes grosses attentes de ce festival est Her Smell de Alex Ross Perry, avec Elisabeth Moss, étoile montante du cinéma (et des séries avec The Handmaid’s Tale !), qui peut faire penser à Emma Stone.
Il en résume un film totalement hystérique, pompeux et épuisant : actrice pourtant top, Alex Ross Perry trouve le moyen de la rendre insupportable : deux longues heures de brouhaha, de cris, de plans rapprochés et de plans séquence dans des décors surchargés pour attester d’une atmosphère « dérangeante » : des procédés bien trop poussés pour adhérer à des personnages beaucoup trop caricaturaux. La dernière demi-heure tente de sauver le film, mais impossible de ne pas oublier les 2h de supplice. Néanmoins, le réalisateur ainsi que les distributeurs étaient présents pour présenter le film et échanger dessus après sa projection, ce qui est toujours super intéressant.

 

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