Spider-Man : Far From Home

©Sony Pictures

Alors que Thanos était parvenu à effacer la moitié de la population mondiale pendant près de 5 ans, Tony Stark (Iron Man) a donné sa vie pour ramener l’ensemble des portés disparus. Parmi eux se trouvait Peter Parker, alias Spider-Man, un jeune héros sans prétention mais que Tony, et désormais le monde, considère comme l’héritier direct de l’homme de fer. Effrayé par la mission qui l’attend et devant toujours se remettre de la mort de son mentor, Peter prend quelques semaines pour lui, et part en voyage scolaire avec sa classe…

Ayant pris 2 semaines de retard sur la sortie de ce Spider-Man : Far From Home (vacances obligent), c’est rempli d’attentes quant à ses premiers retours et son excellent démarrage au box office que j’ai finalement pu mettre la main sur la dernière « pépite des studios Marvel ». Et en effet, ce Spider-Man : Far From Home semble remplir le cahier des charges du parfait film de divertissement estival. Chargé en comédie et en romances adolescentes, le tout sur fond de voyage scolaire, ce film est un véritable vent de fraîcheur qui souffle sur l’Univers Marvel après l’excellent, mais très « lourd », diptyque Avengers : Infinity War/ Avengers : Endgame.

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©Sony Pictures

C’est d’ailleurs par égard à cette envie de trancher avec les derniers films Marvel que l’on peut tenter de justifier certains des petits travers du film que sont :
– Une tendance à faire passer la dimension « super-héroïque » de l’œuvre au second plan pendant une bonne moitié du long-métrage (au profit donc de ces aspects « comiques » et « romances adolescentes »).
– Un certain manque d’ambition si on le compare à ce que Marvel nous a proposé récemment. Il s’agit encore une fois d’un choix qui peut se comprendre, le film ne se voulant pas prise de tête et s’assumant parfaitement comme une œuvre de divertissement accessible et « facile à regarder »

Une originalité tout de même (et qui constituera à mon sens l’intérêt principal du film) dans l’apparition de Mystério, un personnage cinématographique s’il en est, qui nous offrira quelques séquences à la mise en scène recherchée et exaltante.

Ce personnage important des comics Spider-Man n’avait encore jamais fait la transition vers le grand écran et transforme ainsi son (premier) essai, notamment grâce à la performance d’un Jake Gyllenhaal dont la versatilité sied parfaitement au rôle. De même, l’écriture de ce dernier reste dans la continuité de ce qui avait pu être fait avec les apparitions d’Iron Man et du Vautour dans l’opus précédent (là aussi brillamment interprété par Robert Downey Junior et Michael Keaton).

Les relations entre Peter et ses camarades « Supers » (bon ou mauvais), semblent à chaque fois personnelles et pertinentes, ce qui tient en partie à la jeunesse de notre protagoniste. Encore entrain de se construire et en quête de repères, Peter semble apprendre énormément sur lui-même et sur le monde qui l’entoure à chacune de ces rencontres, et le voir ainsi évoluer est très gratifiant en tant que spectateur. Comme cela avait été le cas précédemment pour le Vautour et Iron Man, on sort de la salle avec l’envie d’en voir plus de la part de ce « Mystério » et de cette relation qu’il tisse avec Peter tout au long de cette aventure à travers l’Europe.

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Alors que certains qualifient déjà ce Far From Home de meilleur adaptation Spider-Man au cinéma, domaine dans lequel il serait apparemment en compétition avec le Spider Man 2 de Sam Raimi (2004), je continue quant à moi de m’émerveiller sur la régularité de ces dernières dans leur ensemble.

Avec sept films sortis depuis l’an 2000 + un long métrage d’animation oscarisé en 2018 et des apparitions remarquées du personnages dans d’autres licences comme les Avengers, il est presque ahurissant de voir combien les aventures du tisseur parviennent à se renouveler. Qu’il s’agisse de la version de Tobey Maguire, d’Andrew Garfield ou ici celle de Tom Holland, chaque nouvelle adaptation du personnage semble parvenir à se démarquer des précédentes en explorant de nouvelles facettes du héros, et ce tout en restant fidèle à ce qui fait l’essence profonde de ce dernier (et ce ne sont pas les scènes post-génériques de ce Far From Home qui viendront me contredire).

Bien qu’installée dans les imaginaires et dans nos salles de cinéma depuis des dizaines d’années, la figure de Spider-Man semble décider à ne pas prendre une ride et continue d’évoquer jeunesse et renouveau pour le genre super-héroïque, sans pour autant avoir la prétention de révolutionner quoi que ce soit. L’on se prend ainsi au jeu de découvrir les nouvelles aventures de Peter avec toujours autant de candeur et d’affection, une note pleine de légèreté pour conclure cette « saga de l’infinie » et pleine de promesse quant à l’avenir de l’Univers Marvel au cinéma.

Réalisé par Jon Wattsavec Tom Holland, Jake Gyllenhaal, Zendaya…

Date de sortie : 3 juillet 2019

États-Unis – 2h10

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